Bon, ok, pas tout le temps, mais il faut bien avouer qu'à l'époque actuelle, tout le monde sera d'accord quant au fait que vivre, maintenant, dans le contexte de la crise économique permanente, la pollution, le réchauffement global, les massacres, les guerres, la famine, les sécheresses et les inondations, l'expansion perpétuelle de la connerie humaine, tout ça, la vie, c'est vraiment une grosse bouse.
La mienne n'est pas si pourrie, quand j'y pense.
Ça aurait pu être mieux, mais ça aurait aussi bien pu être largement pire.
Où je veux en venir?
Primo, quand j'allais à l'école, je retrouvais mes amis, et je passais la journée avec eux, en classe ou aux récréations.
Maintenant, j'ai encore moins d’amis qu'avant, je sors peu (j'ai du mal à y trouver de l'intérêt, vu que je suis très peu sociable) et dès que je suis en congé, je me retrouve seule, puisque tous les gens que je connais habitent quasi tous dans la même ville (Liège), à 30 bons km de chez moi.
Et comme j'ai passé une année en école supérieure que que j'ai
Secundo, En réalité, la seule raison pour laquelle j'écris ceci est que je me sens très mal. Pas encore extrêmement mal, mais très mal quand même.
J'ai peu d'amis. Parmi ceux-là, ceux à qui je confie ma vie sont encore plus rares.
Parce que je sens, je sais, que même si je leur parle et que je leur confie mes misères
eux aussi ont une vie.
Souvent pire.
Des problèmes bien plus graves.
Que comparés à la Shoah, l'Apartheid ou le génocide au Rwanda, l'époque actuelle n'est pas si monstrueuse.
Que j'ai de la chance d'être née blanche, d'avoir encore mes parents en vie, de n'avoir jamais été tabassée, violée, ou égorgée dans une ruelle sombre.
Le souci, c'est qu'au fond, j'en ai rien à foutre, comme tout le monde. Parce que je suis moi, et que mes problèmes m'apparaissent à la loupe, chaque jour que je vis.
J'ai mal de vivre, parce que je sais que je suis consciente de ma condition de petit être humain inutile, dont la capacité de "faire changer les choses" est proche de zéro.
J'ai mal de vivre parce que je sais que je suis une de ces perdus qui s'avouent vaincus d'avance parce qu'ils n'ont pas su se décider à temps.
Je suis triste, parce que j'ai rejeté les gens précieux et bons pour moi, qui m'ont ensuite accueillie à bras ouverts après que je les aie rejetés, alors que je sais que je ne mérite plus leur affection.
Je sais qu'ils m'aiment, et je culpabilise de savoir que je ne mérite pas tout cet amour.
On me dit parfois que je suis quelqu'un de bien. Peut-être.
Je crois que je suis surtout éveillée.
Mais être conscient, à l'heure actuelle, c'est être condamné à souffrir d'être quelqu'un d'abominablement normal.
J'ai l'impression d'avoir raté ma vie alors qu'elle n'a pas vraiment commencé.
Moralité : je suis une ado normale.
Problème : J'ai 19 ans, presque 20, et je suis désormais ce qu'on appelle une "jeune adulte".
Je suis donc une jeune adulte irresponsable et assistée. Et vous savez quoi? C'est vraiment pas gratifiant.
Mais penser que je suis une bonne à rien, c'est encore pire. J'en resterai donc à "jeune adulte irresponsable".
DIXIT.
Codynn____




PAREIL!








